Le Sahara Blend à 140 dollars et le MGW du gaz à 400 dollars:
Qu’attend le gouvernement pour réévaluer le dinar ?

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Le dinar reste ridiculement faible en face du dollar et de l’euro. Cela était concevable quand nos exportations d’hydrocarbures battaient de l’aile et que les prix du pétrole et du gaz étaient au plus bas. Ce n’est plus le cas depuis la régression de la pandémie et surtout avec ce qui se passe aujourd’hui au sein de l’Europe où ce continent cherche désespérément d’autres fournisseurs capables de compenser quelque peu la dépendance de ce continent au gaz et pétrole russe. Notre Sahara Blend bat actuellement tous les records et il est acheté jusqu’à la moindre goutte. Il en est de même pour le gaz, surtout le gaz, qu’il soit brut ou liquéfié. La demande est tellement forte que l’offre de notre pays ne répond plus. Résultat il y a aujourd’hui des dividendes qui pleuvent littéralement dans les caisses de Sonatrach dont une partie est dirigée vers celles de l’État. Notre monnaie nationale a de tout temps suivi les courbes des ventes de nos hydrocarbures qui font monter le dinar lorsque celles-ci sont ascendantes. Elles le sont actuellement et au plus fort alors pourquoi la Banque centrale n’agit pas comme elle peut aujourd’hui le faire pour réévaluer notre dinar et lui donner plus de consistance face au dollar et à l’euro ? Cela donnerait un coup de frein à l’inflation qui reculerait raisonnablement permettant ainsi aux ménages de reprendre un second souffle grâce à un pouvoir d’achat devenu plus équilibré. Selon certains experts le gouvernement en laissant telle quelle cette dévaluation de notre monnaie nationale permettra à nos exportations hors hydrocarbures de vendre les produits algériens moins chers, donnant ainsi l’occasion à nos exportations hors pétrole et gaz de s’implanter durablement dans les marchés étrangers. Une thèse qui se tient car selon le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (ANEXA) nos exportations hors hydrocarbures atteindraient les six milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Elles sont actuellement à trois. Toujours est-il que les consommateurs algériens paient aujourd’hui le prix de cette inflation qui ne cesse d’augmenter.

 

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