Le président Abdelmadjid Tebboune devant le Parlement « Positif et rassurant sur tous les points de vue»

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Le président Abdelmadjid Tebboune vient d’instaurer une nouvelle tradition de communication avec la Nation. C’est la première fois depuis l’avènement du pluralisme politique et la deuxième depuis l’indépendance du pays, après celle de Boumediene en 1976, qu’un chef d’Etat algérien prononce un discours à la Nation devant une session extraordinaire du Parlement.

Le discours présidentiel de ce lundi 25 décembre, devant les membres des deux chambres du Parlement restera dans les annales politiques du pays pour son caractère inédit, d’abord, et pour sa franchise et les messages d’espoir qu’il a véhiculés. Le Président, dont la quatrième année de sa mandature à la tête de l’Etat tire à sa fin, a fait une riche rétrospective sur les réalisations multisectorielles concrétisées depuis son élection en 2020. Il a semé un brin d’espoir dans une population martyrisée par des décennies de gestion calomnieuse des affaires publiques et évoqué, avec responsabilité, les machinations, pour le moins traitresses, qui ont failli emporter l’Etat sous le régime déchu de la Issaba, et les complots qui continuent d’être tramés par les nostalgiques du Colonialisme et les résidus de la mafieuse oligarchie du régime des Bouteflika contre la stabilité du pays et sa souveraineté. Au lendemain de ce discours historique, ’’Aujourd’hui L’Entreprise’’ est descendu dans l’Algérie profonde pour sonder les réactions des citoyens et mesurer l’impact, sur la population, des propos tenus par le chef de l’Etat.Les personnes sondées, des universitaires, d’anciens cadres, des chercheurs, des journalistes et des citoyens lambdas, sont unanimes à dire que ce discours, franc, délivré dans une langue simple et claire, est un signe de bonne augure, qui traduit le haut sentiment de responsabilité que Tebboune se fait de la fonction présidentielle. «Ce discours illustre de la manière la plus claire les intentions du président à asseoir la confiance entre le citoyen et son Etat et renforcer la stabilité sociale», nous dira Bousebta Mohammed, chercheur universitaire en Histoire. Notre interlocuteur s’est dit «satisfait »des messages d’espoir lancés par le premier magistrat du pays. Pour cet universitaire, les mesures décrétées au profit des chômeurs, des employés contractuels, des salariés de la Fonction Publique et des retraités et le taux de croissance économique de 4,5% réalisé «constituent tous des facteurs de stabilités et de consolidation du front interne, d’une part, et un acte de justice en matière de répartition de la richesse nationale, d’autre part». Bousebta croit que la disparition de la grogne sociale, qui était légion sous le pouvoir déchu, renseigne sur la sérénité retrouvée. «Avant 2020, on était dans l’enfer: des protestations au quotidien, des blocages de routes partout, des grèves dans tous les secteurs, des mises à sac de la finance publique au vu et au su du monde, du trafic à grande échelle. Bref, on était dans une logique de destruction programmée du pays et de son unité nationale et son identité.» Le chercheur salue Tebboune pour avoir permis à la population de « souffler » après la longue « torture collective » qui lui fut imposée par un groupe de malfaiteurs à la solde de puissances et de lobbies désormais connus des Algériens. Il dira : « Vous savez, l’Algérie est revenue de loin ; on était au bord du gouffre. » Pour Amar Kachoud, docteur en pharmacie et président de la Commission de la Santé et de l’Environnement à l’APW de Mila, le discours du président est « positif et rassurant sur tous les points de vue». Kachoud estime que les 54 engagements de Tebboune, qu’il est en train de concrétiser malgré les coups bas des ennemis du pays, constituent « la thérapie appropriée pour sortir le pays de l’état de coma dans lequel il a été précipité par une bande de malfaiteurs. » Notre interlocuteur qualifieTebboune « d’homme sincère et de fils de famille » et salue son soutien inconditionnel aux causes justes. « Je lui rends un vibrant hommage pour ses positions qui sont en harmonie avec les résolutions onusiennes et le droit international. » Le docteur Kachoud a, d’autre part, qualifié « d’inédites » les réalisations économiques concrétisées depuis 2020 et les retombées financières en devises des exportations hors hydrocarbures. « On est à plein régime dans la relance économique », dira-t-il. Et il demande au président de rempiler et aux citoyennes et citoyens de le soutenir pour « seller définitivement la rupture avec les pratiques mafieuses du passé. » Pour sa part, Boumenikhe Hocine, ancien cadre du secteur des Postes et des Technologies de l’Information et de la Communication, a placé le discours présidentiel de ce lundi sous le signe de la franchise et la confiance. « Le discours inspire confiance. On sait maintenant que l’Etat a récupéré plus de 30 milliards de dollars de biens d’anciens oligarques. Ce chiffre renseigne sur les efforts qui se font dans la lutte contre la corruption et il donne, dans le même temps, une idée aux Algériens sur l’immensité des biens nationaux détournés sous le régime de la bande de traitres qui était aux commandes. On n’est plus dans l’opacité et les complots ourdis des années de braises. On est dans une nouvelle dimension de gestion de l’Etat.» Boumenikhe a, d’autre part, décodé, à sa manière, les nombreux renvois faits parTebboune à Boumediene. « Le chef de l’Etat a évoqué par trois fois le défunt président Houari Boumediene. A mon sens, il voudrait suggérer l’idée que cette époque où l’Algérie était solidement debout est de retour et que les complaisants doivent évacuer les lieux. »Les propos tenus sur les étendues de terres réellement exploitées en agriculture sont considérés comme « un acte de franchise » par notre interlocuteur. « Il était franc avec les citoyens. Et ça, c’est important. Ils sont comme ça, les gens honnêtes; ils ne vendent pas des mirages ou du vent à leurs concitoyens. On exploite seulement 1,8 millions d’hectares en agriculture. Pourquoi donc dire mensongèrement aux gens qu’on en exploite 3 millions? » Le président de la Fédération de Wilaya de Mila des Chasseurs, Mouloud Guergouri estime que ce discours tombe «à point nommé» et que l’Algérie a «fait de grands pas dans la moralisation de la gestion des affaires publiques sous Tebboune». Guergouri joint sa voix à celles des millions d’Algériens qui souhaitent voir Tebboune rempiler pour un second mandat. « Je souhaite de tout mon être que le président brigue un second mandat. C’est notre occasion pour mettre le pays une fois pour toutes à l’abri des convoitises des prédateurs.» Les quatre ans passés ont montré combien l’Algérie est capable de relever les défis quand elle est gérée par des patriotes, ajoutera Mouloud Guergouri. Celui-ci a tenu, par ailleurs, à adresser un remerciement personnel au chef de l’Etat, en disant : « On a vu le président Tebboun manier, à la SAFEX, des fusils de chasse fabriqués en Algérie. En tant que chasseurs, je le remercie beaucoup pour les efforts qui ont rendu cette industrie possible dans notre pays. » En conclusion, toutes les personnes sondées pratiquement ont qualifié le discours présidentiel de « très positif » et le premier mandat de Tebboune au sommet de l’Etat de « lueur d’espoir » et de « source de confort social ».

Par Kamel Bouabdellah

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