Dans un effort inédit pour concilier éducation et santé publique, le Ministère de l’Éducation Nationale a récemment ordonné une surveillance médicale obligatoire pour tous les élèves du pays. Cette initiative intervient alors que débute la compétition nationale des sports collectifs inter-établissements scolaires, une manifestation sportive d’envergure qui s’étendra jusqu’au 5 juillet 2025, marquant les célébrations de l’indépendance et de la jeunesse. Le directeur général de l’enseignement, Qasem Jahlane, a officialisé cette directive dans un circulaire datée du 7 novembre 2024 (numéro 264). Elle s’appuie sur le décret exécutif n° 16-307 du 28 novembre 2016, qui établit les conditions d’enseignement obligatoire de l’éducation physique et sportive dans les établissements scolaires. Plus précisément, les articles 7 et 8 de ce décret soulignent l’importance de garantir la sécurité physique des élèves lors de la pratique sportive. Ainsi, tous les élèves, sans exception, y compris ceux en situation de handicap, devront être soumis à un contrôle médical approfondi. Cette mission incombera aux services de santé scolaire et aux unités de dépistage, en collaboration avec les centres de santé de proximité sous la tutelle du Ministère de la Santé. En cas d’indisponibilité de ces services, des médecins assermentés seront mobilisés.
Un Déploiement Progressif et Prioritaire
Dans une démarche pragmatique, la priorité sera donnée aux élèves sélectionnés pour représenter leurs établissements dans les compétitions sportives collectives. Ces contrôles, prévus entre le 10 novembre et le 31 décembre 2024, permettront d’évaluer l’aptitude physique des élèves et d’identifier d’éventuels problèmes de santé. Les directeurs des établissements scolaires ont été exhortés à collaborer activement avec les autorités médicales pour assurer le bon déroulement de ce processus. Au-delà de la simple conformité légale, cette initiative reflète une volonté plus large d’intégrer la santé au cœur du parcours éducatif. Elle vise non seulement à prévenir les risques médicaux liés aux activités sportives, mais aussi à sensibiliser les élèves et leurs familles à l’importance d’une bonne hygiène de vie.
Par Mohamed Tahar Aissani
