Climat apaisé entre la France et l’Algérie:
Cela ne plait pas à Bruno Rétaillau

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Ce ministre de l’intérieur pourtant désavoué par Macron  s’essaie à nouveau dans la diatribe. Sa dernière déclaration s’adresse par ricochet à Jean Noel Barrot dès son retour d’Algérie. Il lui demande d’accélérer les exigences formulées par la France. Lesquelles ? Selon lui l’expulsion des OQTF algériens et la libération sans condition de Boualem Sansal.

Absence de réponse du Quai D’Osay. Cela s’apparente à une  fin de non recevoir de toute demande adressée par le ministre de l’intérieur. Cela signifie également que tout ce qui concerne la diplomatie française ne concerne nullement Matignon mais l’Elysée. Cette persistance de Bruno Rétaillau sur le sujet concernant la France et l’Algérie est devenue artificielle et n’intéresse plus personne. Les médias, jusqu’ici friands sur ce bras de fer qui oppose les deux pays et dont le ministre français ne cessait de bomber le torse, pensant avoir gain de cause se sont désintéressés de cette affaire après le voyage réussi de Jean Noel Barrot à Alger. Au sein de la famille politique du ministre de l’intérieur, son principal opposant Laurent Vauquiez , qui lui aussi ,multiplie à n’en plus finir les gaffes, le traite de parolier chantant une chansonnette répétée à l’envie. Coté Rassemblement national c’est le même son de cloche. Le ministre de l’intérieur jusque là  était plus ou moins soutenu par quelques uns de ses pairs au gouvernement constate de plus en plus un effilochage de ce soutien et quand il a appris que son confrère de la justice , Gérald Darmanin  ira à son tour à Alger pour discuter des détails concernant l’immigration algérienne dans l’optique d’une révision qui satisfasse les deux parties sa rage contenue ne fait qu’augmenter . Au fond de lui-même le ministre Rértaillau sait qu’il a perdu le combat qu’il a opposé à l’Algérie. Cela doit lui faire mal mais il encaisse. Pourtant on l’a entendu dire que si l’Elysée  ne le suivait pas dans son duel contre l’Algérie il démissionnerait. Il s’est rattrapé depuis et cette démission on n’en entend plus parler. Ce revirement est aujourd’hui assimilé par ceux qui l’ont soutenu comme une entorse faite à ses principes et ils se demandent comment il survivrait politiquement si les relations entre la France et l’Algérie reprennent de plus belle et probablement encore mieux qu’avant le clash connu par les deux pays. Déjà les première fissures apparaissent dans la façon que traite le ministère de l’intérieur la loi sur l’immigration qui a été votée au parlement et qui est entrée en application. Le Conseil d’Etat est très sollicité par moult recours qui ralentissent le rythme des sanctions prévues par cette loi que le RN et l’aile ultra droite du parti les Républicains trouvent trop conciliante envers les émigrés même si ceux qui bénéficient d’une situation légale. La question qu’il faut poser est celle –ci : Bruno Rétaillau a-t-il un avenir politique? Les derniers sondages concernant les personnalités politiques préférées des français le placent derrière Dominique de Villepin, lequel est en train de gravir doucement mais surement les marches du podium de la présidentielle de 2027 . Ce «cher» Bruno quant à lui n’a qu’à s’en prendre à lui même. Quand on pense avoir raison et qu’on ne dispose pas les moyens de fructifier sa pensée on doit s’incliner et cesser de rebondir vainement.

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