Révélations explosives:
Les salaires scandaleux des dignitaires du Makhzen dévoilés

0
136

Par Kheireddine Boukhalfa—/—

Le Maroc a été secoué ce 8 avril 2025, par une cyberattaque d’une ampleur sans précédent. Derrière cette offensive numérique, un groupe de hackers algériens opérant sous le nom de JabaROOT DZ

En ciblant simultanément plusieurs institutions gouvernementales et structures privées du royaume, les pirates ont levé le voile sur des flux financiers colossaux échappant au regard du public. Leur message est clair: dénoncer l’accumulation indécente de richesses entre les mains d’une élite, pendant qu’une large partie de la population lutte au quotidien contre la faim et la précarité. En effet, en riposte directe au piratage du compte X (anciennement Twitter) de l’Agence Algérie Presse Service (APS), une cyberattaque d’envergure a été revendiquée par le groupe algérien Jabaroot Dz. Dans un communiqué diffusé via sa chaîne Telegram, le collectif a averti: «Toute future attaque contre l’Algérie sera suivie de répliques encore plus puissantes». Un message clair, adressé non seulement aux hackers et au régime marocain du Makhzen, habitué aux provocations et aux manœuvres hostiles envers l’Algérie. Jabaroot Dz a ciblé donc plusieurs institutions stratégiques du royaume, notamment le ministère de l’Emploi et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), provoquant une fuite massive de données. Selon les informations disponibles, ce sont plus de 500.000 entreprises et 53.574 fichiers PDF, couvrant plusieurs années jusqu’à 2023, qui ont été exfiltrés. Ces documents ont levé le voile sur les salaires de 1.996.026 salariés marocains, révélant au passage un système profondément inégalitaire où les dignitaires du Makhzen nagent dans l’opulence pendant que le peuple survit dans la misère.

Les salaires scandaleux des dignitaires

Parmi les figures mises à nu, un nom revient avec insistance : Mohamed Mounir El Majidi, directeur du secrétariat particulier de Mohammed VI depuis 2000, et véritable bras droit de la monarchie. D’après les documents consultés, El Majidi perçoit un salaire mensuel de 120.000 euros, soit environ 1,3 million de dirhams marocains. Sur 22 années de service (de mai 2004 à octobre 2023), ses revenus cumulés atteignent la somme astronomique de 18,5 millions d’euros, soit près de 185 millions de dirhams. À titre d’exemple, en janvier 2023, son salaire s’élevait à 1.202.112,25 dirhams. Il est bon de rappeler que Mohamed El Majidi, né à Rabat en 1965, est non seulement le gestionnaire des affaires publiques et privées du roi, mais aussi président du club de football Fath Union Sport, directeur du festival Mawazine et propriétaire de la société immobilière française Dayschanel, qui détient plusieurs palais royaux en France. Une véritable pieuvre économique au service d’un pouvoir monarchique à la dérive.

Les Akhannouch : une dynastie au cœur du système

La fuite touche également d’autres personnalités proches du pouvoir, comme Khettouch Karim, fidèle lieutenant de Majidi, avec un salaire mensuel de 523.812,99 dirhams, ou encore les filles du Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch. Ainsi, Kenza Akhannouch a perçu, entre juillet 2019 et octobre 2023, 4.981.159,10 dirhams, avec un salaire mensuel de 86.356,72 dirhams en janvier 2023. Quant à sa sœur Soukayna Akhannouch, née en 1993, elle a encaissé 10.881.664,04 dirhams entre janvier 2016 et octobre 2023, avec un salaire de 123.592,40 dirhams en janvier 2023.

Un régime qui se nourrit sur le dos des sujets marocains

Une telle indécence salariale contraste cruellement avec la réalité du Maroc profond. Tandis que des millions de Marocains vivent avec à peine quelques centaines de dirhams par mois, l’élite du régime amasse des fortunes colossales dans une opacité totale. Le Makhzen, fidèle à sa logique néocoloniale interne, préfère enrichir ses proches que d’investir dans la santé, l’éducation ou la justice sociale. Ces révélations démontrent donc une fois de plus que le régime marocain s’enrichit éhontément sur le dos de ses sujets en souffrance, pendant qu’il s’acharne à déstabiliser l’Algérie par tous les moyens, notamment par la guerre médiatique et le cyberespionnage. Cette fuite massive d’informations n’est qu’un avant-goût des représailles que subiront ceux qui s’attaquent à la souveraineté de l’Algérie. Car pendant que le Makhzen parade dans les salons feutrés de Paris et dilapide les richesses nationales dans des investissements douteux, les sujets marocains, eux, attendent toujours la justice sociale, la transparence et la fin d’un système monarchique obsolète qui confond État et propriété privée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici