L’Algérie met en lumière sa stratégie de réduction des risques de catastrophe à Génève

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Par Kheireddine Boukhalfa—/—

Du 2 au 6 juin 2025, la Protection civile algérienne a pris part aux travaux de la 8ᵉ session de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe, organisée par le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR).

En effet, représentant le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, le directeur général de la Protection civile, le colonel Boualem Boughelaf, accompagné du délégué national aux risques majeurs, Afra Abdelhamid, a activement participé à cet événement d’envergure, qui s’est tenu à Genève sous le thème évocateur : « Chaque jour compte, agissons aujourd’hui pour la résilience ». Véritable carrefour d’échanges stratégiques et techniques, cette rencontre internationale a rassemblé plus de 4000 participants, issus de gouvernements, d’organisations internationales, du secteur privé, du monde universitaire et d’ONG. L’objectif ? Accélérer la mise en œuvre du Cadre d’action de Sendai 2015-2030, qui ambitionne de réduire les risques de catastrophe et de renforcer la résilience des sociétés face aux défis climatiques, naturels et humains. Ainsi, lors d’une table ronde ministérielle de haut niveau intitulée « Écoles sûres maintenant : protéger chaque enfant des catastrophes et des risques climatiques », le colonel Boughelaf a mis en avant l’engagement de l’Algérie dans la protection des infrastructures éducatives. « La sensibilisation constitue le cœur de notre action », a-t-il souligné. À travers des programmes pédagogiques ciblant les trois niveaux d’enseignement, des campagnes de prévention dans les établissements scolaires et la délivrance de certificats de conformité pour les constructions sûres, la Protection civile œuvre à ancrer la culture du risque dès le plus jeune âge. Cette stratégie proactive, intégrant planification, formation et contrôle, s’inscrit dans une dynamique nationale plus large visant à anticiper les catastrophes plutôt qu’à simplement y réagir. La session de Genève revêtait cette année une dimension particulière, se tenant deux ans après l’examen à mi-parcours du Cadre de Sendai. Les discussions ont permis d’évaluer les progrès accomplis, mais aussi d’esquisser les pistes d’action pour l’après-2030. Des thématiques majeures, telles que les impacts du changement climatique, l’insécurité alimentaire, la raréfaction des ressources en eau ou encore les risques technologiques, ont été abordées dans une optique de coopération et de solutions durables. Par sa participation active, l’Algérie réaffirme donc son engagement à collaborer avec les acteurs internationaux pour bâtir un monde plus résilient. « Il ne s’agit plus de se préparer à l’imprévu, mais de faire de la résilience un pilier du développement durable », a conclu un cadre de la délégation algérienne

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