On continuera de parler de l’intervention du président de la république au MDN s’adressant aux plus hauts gradés de l’ANP. Un discours explicatif des orientations géopolitiques de l’Algérie à un moment de brulante actualité où tous les regards sont braqués sur l’Egypte.
Le discours d’Abdelmadjid Tebboune n’est pas anodin, loin s’en faut. Il intervient à presque la veille d’un sommet crucial pour l’avenir de la Palestine, qui se tient aujourd’hui lundi, en Egypte. Le président a souligné que si l’Algérie adhère au principe du partage de la Palestine en deux Etats, elle refusera tout compromis qui fera de l’Etat palestinien un territoire gruyère, parsemé de colons, lesquels ne rendront compte qu’à leurs protecteurs et coreligionnaires israéliens, lesquels à la moindre riposte palestinienne, au demeurant très légitime, interviendront militairement en prétextant un maintien de l’ordre, faisant des palestiniens des spectateurs désarmés dans leur propre Etat ou plus exactement un présumé Etat . C’est ce prétendu Etat palestinien que l’Algérie, à travers cette intervention de Tebboune adressée aux cadres supérieurs de l’armée, refusera de reconnaitre, tant que son territoire ne sera pas celui de l’actuelle Cisjordanie, celle occupée par Israël en 1967, débarrassée de tous les colons juifs qui s’y sont installés depuis et avec pour capitale l’est de Jérusalem qui prendra le nom d’El Qods. C’est et ce sera la position algérienne. Que le sommet qui se tient aujourd’hui lundi en Egypte et qui sera présidé conjointement par les présidents Trump et Al Sissi, auquel participeront un grand nombre de chefs d’Etats arabes et européens en décide autrement la position algérienne restera ferme et intouchable, autrement dit un partage de la Palestine en deux Etats totalement souverains, l’un juif, l’autre arabe comme cela avait été décidé en 1947. En clair pour le chef de l’Etat l’Algérie devant l’histoire n’aura pas dévié d’un iota à ses principes. Quant à l’autre question, celle du Sahara occidental pour le président Tebboune le problème est simple, c’est celui de la décolonisation du dernier territoire sur le continent africain. Un continent qui s’est débarrassé des anciens empires coloniaux autrement plus puissants que ce petit royaume aux prétentions conquérantes lui-même colonisé qui s’échine à faire croire au monde qu’il est dans son droit, celui d’une annexion illégitime condamnée par l‘ONU et l’Union africaine. Pour l’Algérie l’équation est simple et elle a un nom : L’autodétermination. Le président Tebboune interpelle sans le dire ouvertement les marocains en leur posant subrepticement cette question : Pourquoi avoir peur du vote d’autodétermination si vous êtes sûrs de votre bon droit. Ajoutant mais cette fois –ci clairement et sans aucune ambigüité que quoique décideront les sahraouis de leur avenir nous Algériens accepterons leur choix souverain et nous en prendrons acte. Cependant tant que ce peuple qui n’est pas marocain ne se déterminera pas l’Algérie sera toujours à ses cotés et cela quoiqu’il advienne. Cette intervention du président de la république a l’immense mérite de sa clarté. Elle démontre que l’Algérie est le seul pays au monde qui continue à se battre diplomatiquement et dans le respect du droit international pour le droit des opprimés luttant contre l’oppression partout dans le monde.
