La droite radicale, y compris celle qui fait semblant d’être modérée, cible régulièrement l’Algérie de façon directe ou détournée. La campagne électorale, avant l’heure, de l’élection présidentielle de 2027 offre à cette partie des formations politiques françaises l’occasion de cibler l’identité de ceux qui ne sont pas français. Ce mélange des genres masque, en réalité, une catégorie, celle des Algériens résidant en France. Ainsi, pour Marine Le Pen, en tête dans les sondages, si l’on croit les chaînes info françaises qui ne cessent de l’encenser, invitant, tour à tour, tous les responsables de son parti sur les plateaux de télévision, ces derniers croient dur comme fer qu’ils seront au pouvoir en 2027. Ils n’hésitent pas à dire ce qu’ils feront une fois leur patronne, en l’occurrence Marine Le Pen, investie présidente de la République. Ce qui risque d’arriver. Il ne faut pas se leurrer, on fait tout pour que cette éventualité puisse arriver. Ce qu’on ignore par contre, ce sont les conséquences d’un tel séisme politique. Les premières décisions que prendra Marine Le Pen seront sans surprise. Elle organisera une série de référendums. Elle en a le droit en sa qualité de présidente de la République. Ceux-ci passeront certes au peigne fin par le Conseil constitutionnel, lequel acceptera peut-être quelques-uns d’entre eux. Le tout est de savoir de quoi il sera question. D’abord, l’immigration. Les questions que l’on posera aux Français, dans l’éventualité d’un référendum sur l’immigration, seront de cet ordre : « Êtes-vous d’accord pour réduire l’immigration non européenne ? » Mais aussi : « Êtes-vous d’accord pour accorder la préférence nationale uniquement aux Français ? » Ou bien encore : « Êtes-vous d’accord pour supprimer le droit du sol et garder uniquement le droit du sang ? » Si le Conseil constitutionnel adhère à la tenue de tels référendums, la France qu’on a toujours connue n’existera plus, car avec la propagande qu’utilisera la présidence Le Pen, appuyée sans réserve par les médias, lesquels sont dirigés pour la plupart d’entre eux par des personnes qui n’ont jamais caché leur sympathie pour la droite conservatrice, les résultats de ce genre de référendums seront sans surprise ceux que Marine Le Pen a toujours désirés. La gauche, divisée, ne pourra jamais contrecarrer une telle initiative. Les applications juridiques suivront rapidement et les émigrés non européens seront chassés de France manu militari. Ceux qui seront épargnés parce qu’ils seront considérés comme des travailleurs à peine tolérés ne jouiront plus des prestations sociales telles qu’ils avaient l’habitude d’en jouir. Ils n’auront aucun droit au logement, ni à la couverture maladie élargie. Quant à ceux qui ont encore un titre de séjour valide, ils seront avisés qu’au terme de celui-ci, ils devront quitter le territoire français. Cela concerne, encore une fois, que les émigrés venant du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. Les Roumains, Bulgares ou autres d’origine européenne sont exemptés de ces mesures coercitives. Parmi les émigrés ou les tenants de titres de séjour concernés, les Algériens seront particulièrement aux premières loges, plus que toutes les autres nationalités étrangères. Cela n’étonne personne, car la haine qu’éprouve Marine Le Pen à l’encontre de l’Algérie et de son peuple ne date pas d’hier. Elle est atavique. Il faudra donc s’attendre à un retour massif de nos compatriotes qui n’ont pas la nationalité française, car celle-ci ne leur sera jamais plus octroyée si la naturalisation se basant sur le droit du sol est supprimée.
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